La dernière des Stanfield de Marc Levy

Il est des événements que l’on attends chaque année avec impatiente, la sortie du dernier Marc Levy en est une. Avec L’Horizon à l’envers, son précédemment roman, ont aurait pu croire l’auteur, qui explorait alors l’univers de la science, au bout de son champs des possible. Il n’en est rien.

Avec La dernière des Stanfield, Marc Levy réinvente son univers, en conservant les qualités.
Une écriture fluide mais travaillée, une belle histoire d’amour, une trame de fond riche et une intrigue subtilement orchestrée, L’auteur nous accroche, de la première à la dernière ligne.

Moins sombre que L’horizon à l’envers ce nouveau roman est une saga familiale qui nous transporte de l’occupation française, à la Baltimore des années 1980, jusqu’aux Londres et Montréal de nos jours.
Comme toujours, l’auteur pose sous couvert d’histoire abordable, des questions essentielles . « Que savons-nous vraiment de nos parents ? » est le leitmotiv de ce dernier opuss.

Résumé« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi. »

On y découvre alors Eleanor-Rigby, May, George-Harrison, Robert, Sally-Anne et tant d’autres, vivant chacun leurs histoires qui finalement n’en est qu’une seule.

Mêlant écriture polyphonique et roman puzzle, on pourrait presque envisager le livre comme une synergie de nouvelles qui prennent place les unes dans les autres.

Si vous êtes férue de Marc Levy, vous plongerez avec délectation dans le roman, retrouvant ici et là les éléments chers à l’auteur. Novice, c’est le moment de découvrir un des plus grands romanciers de notre temps, à des années lumières des clichés qui lui ont été de manière bien malveillante attribués.

On appréciera, comme toujours chez Levy, la justesse de certaines phrases d’auteur, que l’on se surprends à noter, comme citations à retenir. Laissez-moi ici, vous en livrer quelques-unes:

  • « Ma famille est du genre dysfonctionnelle, elles le sont toutes, là aussi il y a deux écoles, celle qui l’admettent et celles qui font semblant »
  • « Avions-nous ressenti les mêmes choses au même âge ? Qu’avions nous en commun au-delà du banal ? »
  • « Hannah avait seize and, elle était rousse, elle avait la peau blanche, des yeux bleus foudroyants, un regard de battante et elle était belle à couper le souffle »

Laissez-moi encore vous livrez un secret. Quand j’avais interviewé l’auteur, il m’avait alors confié sans me le dire, quelques mots issus de ce roman, alors en cours d’écriture « Une histoire d’amour, c’est la rencontre de deux donneurs ». Et les donneurs, comme les histoires d’amour, sont nombreux dans ce dernier opus.

Vous hésitez encore ? Lisez les premières pages du roman en cliquant ici.

La derniere des Stanfield
Marc Levy
Editions Robert Laffont Versilio
21,90 euros

6 Comments
  • Je l’ai acheté il y a quelques semaines après avoir lu le résumé du livre qui, je l’avoue, m’a beaucoup intrigué ! J’attends d’être en vacances pour pouvoir le dévorer, mais ton article me donne envie de le commencer dès ce soir haha ! En tout cas c’est la première fois que je vais lire un livre de Marc Levy et j’espère être conquise!

    5 juillet 2017 at 18:43
  • Moi qui adore Marc Levy, je vais aller regarder ça de plus près ! 🙂 Merci pour cette revue, je vais m’occuper avec ça cet été 😀
    Des bisous 🙂

    6 juillet 2017 at 12:53
  • Bonjour,

    Le résumé a l’air sympa! Je dévore les livres et j’écris moi-même des chroniques cependant je n’ai encore jamais lu du Lévy : on en parle tellement que je n’arrive pas à m’y mettre.
    Merci pour ta chronique qui me fait envie bien que là encore la couverture ne m’appelle pas! Là encore, je craque en priorité sur les couvertures! Je suis faible!
    Maryline

    17 juillet 2017 at 19:14

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